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Le SM et moi : de la curiosité à l'adoration

L'acronyme "BDSM" était encore un grand mystère pour moi il y a quelques années. C'est un homme qui m'a ouvert les portes du plaisir. Passée de dominée à domina, je vous dévoile mes confidences et mon histoire, sans tabous ni préjugés.

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ESPRIT-BDSM : assumez vos fantasmes

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Mathilde

J’ai décidé de créer esprit-bdsm pour briser les tabous autour du masochisme. Pratiquante depuis plusieurs années, j’ai été déçue de la fréquentation de la plupart des sites traditionnels. Je n’ai trouvé aucun réseau à la hauteur de mes attentes. On ne pratiquent pas le SM sans une certaine conscience. J’ai préféré proposer mon propre site d’annonces BDSM plutôt que de continuer à vivre dans la frustration. Retrouvez-moi en ligne sous le pseudo Mathyfolie. Je vous ferai découvrir mon univers et pourrais sans doute vous présenter les fonctionnalités mises en place pour faciliter les rencontres anonymes.

Qu'est ce que le BDSM ?

Certains le définissent comme un art érotique, d’autres comme un ensemble de jeux sexuels. Toutes ces définitions ne sont pas fausses. Mais pour ceux qui s’intéressent à cette activité pour la première fois, sachez que l’acronyme BDSM signifie « Bondage, Discipline, Domination, Soumission, Sadisme et Masochisme ».

Selon les sexothérapeutes, cette pratique sexuelle est basée sur un jeu de domination et de soumission où le plaisir naitra grâce à ce sentiment profond de s’offrir au partenaire qui domine. En vérité, il s’agit d’un plaisir cérébral qui se manifeste à travers un jeu de domination, d’appartenance et parfois d’humiliation.

Si l’on analyse chaque lettre de l’acronyme, B et D signifient Bondage et Discipline. Ce qui veut dire que la pratique se concentre sur le ligotage et l’attachement à l’aide de divers objets. A la base, ces jeux consistent à obéir à son partenaire qui n’est autre que le dominant ou le maitre. Le dominé ou le soumis se montre désobéissant en enfreignant les règles imposées par son maitre. Ce dernier va alors le punir en lui infligeant des punitions : en le frappant, en le fouettant ou en le privant de sexe par exemple.

Après les lettres B et D, vous découvrirez aussi le D et le S qui font référence à la pratique du dominant et du soumis. C’est une relation bien particulière qui utilise régulièrement un contrat entre les deux personnes concernées. Ce qui est très intéressant dans ce genre de pratique c’est que la personne soumise possède tous les droits de mettre fin à la séance au moment où elle le désire. Elle prononce un « code de sécurité » (ou Safe Word) qui indiquera au dominant de stopper immédiatement le jeu.

Puis, il y a les lettres S et M indiquant une relation Sadomasochiste. Ici, c’est la douleur qui fera monter le plaisir et atteindre l’orgasme. Bien qu’il soit un peu difficile de comprendre que la douleur pourrait se métamorphoser en plaisir, il s’agit, selon les spécialistes, d’un principe de câblage dans la tête des pratiquants.

Le dominant et le soumis prennent tous les deux du plaisir et doivent connaitre leur véritable désir. Quel que soit le rôle à jouer, les façons dont on exploite le BDSM se valent toutes.

Où pratiquer le BDSM ?

Les débutants sont les premiers à poser souvent cette question. Où est ce qu’on peut pratiquer le BDSM ?
Il y a plusieurs réponses possibles, dépendant de votre situation, de votre niveau dans la pratique et le milieu, mais aussi – et surtout – d’où vous avez l’habitude de sortir.

En général, il peut se faire à la maison ou dans un donjon spécial bâti au sous-sol ou dans une pièce dédiée. Le BDSM se pratique également lors des évènements libertins où le grand public pourrait avoir accès à des salles dédiées ou des donjons plus spacieux. Ces soirées spéciales sont souvent ouvertes à tous les adeptes, mais elles sont régies par des règles strictes et sécuritaires. Les personnes qui assistent sont de vrais adeptes du BDSM, connaissant les principes et les différentes procédures de la pratique sexuelle. 

Habituellement, les organisateurs imposent un code vestimentaire et requièrent le consentement de chacun. Les différents jugements sur le genre, le rôle à prendre, la nationalité et le sexe sont ici prohibés.

Qui sont les pratiquants SM et fétichistes ?

Tout d’abord, il est indispensable de souligner que la relation conventionnelle entre deux personnes est appelée « le sexe vanille ». En définition, cela signifie un comportement sexuel habituel, qui n’utilise aucun objet sexuel spécial et n’impliquant aucun rôle à jouer. Cette relation dite « vanille » se déroule généralement dans un lit classique à la maison et non dans un donjon rempli d’équipements spécifiques.

Le point commun entre la relation Vanille et le BDSM est qu’il n’existe aucun profil type, c’est-à-dire que tout le monde peut les pratiquer à condition que les individus concernés soient consentants. Dans le BDSM, tous les gens ordinaires quels que soient leur niveau de vie et leurs statuts peuvent se lancer dans cette pratique sexuelle.

Selon les études, plus de 10% de couples français concentrent leur intimité dans le BDSM. Plus de 15% varient les plaisirs en pratiquant à la fois le BDSM et la relation vanille.

Pour ceux qui choisissent le BDSM de manière occasionnelle, ils affectionnent cet art érotique afin d’ajouter un peu de piquant à leur relation, de défier les limites et surtout de mettre à l’épreuve la confiance de l’un envers l’autre.

Confiance et consentement : les piliers du BDSM

Il est quasiment impossible de parler de BDSM sans le consentement et la confiance. Ce sont les bases de cette pratique sexuelle. D’ailleurs, avant de commencer l’activité, les deux partenaires doivent avoir une conversation sérieuse et honnête afin que la confiance puisse s’installer entre eux. Cela consiste à parler de ses limites, de ses préférences, de ce que l’un ou l’autre déteste, et des différentes expériences vécues. Plus les informations partagées sont nombreuses, plus la séance se passera dans les meilleures conditions.

En effet, selon les sexothérapeutes, s’il n’y a pas de confiance et de consentement, alors ce sera une agression à proprement parler, dont l’un ou l’autre partenaire va en souffrir. Dans le consentement, il y a aussi la négociation, c’est-à-dire que les deux partenaires sont obligés de de communiquer et de se mettre d’accord sur un jeu qu’ils aimeraient tester ou qu’ils souhaitent vraiment éviter.

C’est après cette discussion sérieuse que les activités peuvent enfin commencer. Quelquefois, il arrive que l’un des partenaires trouve une idée qu’il aimerait tester. Le fait d’interrompre la séance pour une improvisation n’est pas indiqué en BDSM. Il est préférable de garder cette idée pour plus tard et en parler clairement et sérieusement avec son partenaire avant toute application.

L’aftercare, une séance importante après l’activité

Les sexologues conseillent les pratiquants du BDSM de procéder étape par étape. Les deux partenaires peuvent commencer par une simple relation sexuelle et essayer un jeu plus original qui pimentera la séance. Une légère fessée ou tirer les cheveux par exemple. A la prochaine séance, ils peuvent utiliser un objet, si chacun offre son consentement bien entendu, et ainsi de suite.

Quand une pratique de BDSM prend fin, il existe un moment de repos et de détente qu’on appelle « l’aftercare ». Comme certains pratiquants sont vulnérables pendant la séance, l’aftercare est indispensable pour les apaiser et pour parler de leurs ressentis. C’est une sorte de mise au point qui réconforte moralement et physiquement chaque partenaire. C’est aussi une pause qui permettra à chacun de descendre le rush hormonal qui a fait planer pendant la séance.

Les petites attentions peuvent se manifester par des câlins, des caresses ou tout simplement des mots doux. On peut aussi offrir un verre d’eau à l’autre ou apporter quelque chose à grignoter. Les partenaires peuvent discuter entre eux, faire des échanges d’expériences, ou demander quel jeu ils ont aimé et lequel ils ont détesté. En fait, l’aftercare est surtout basé sur le principe de la réciprocité et de l’échange.
Il est important de noter que le BDSM ne se focalise pas uniquement sur le sexe ni le fait d’infliger de la douleur.

Même si le sadomasochisme implique de faire subir ou de recevoir de la douleur, l’objectif principal du BDSM est surtout d’apporter de la nouveauté dans la vie sexuelle et de découvrir diverses sensations.