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Qui suis-je ? Le BDSM et moi : confidences d’une dominatrice

Salut, moi, c’est Mathilde ! J’ai 35 ans et je pratique le BDSM depuis maintenant 10 ans. Il y a 2 ans de cela, j’ai décidé de quitter le salariat et de faire de ma passion pour le BDSM mon métier en devant domina professionnelle. Voici mon histoire.

De la religion à la transgression…

Avant de parler BDSM, faisons un petit tour de ma vie si le cœur vous en dit !

J’ai grandi dans l’est de la France, au sein d’une famille catholique pratiquante. Vous vous demandez sûrement ce que fait une catho par ici. J’ai toujours eu l’esprit de contradiction, figurez-vous. Ma personnalité rebelle est irrépressiblement attirée par la transgression, et ce, depuis bien longtemps.

Ado, je n’ai pas tardé à repousser les croyances et les traditions dans lesquelles j’avais grandi. Vous vous souvenez de cette fille habillée en noir qui écoutait du métal et méprisait le conformisme de ses congénères ? C’était moi. Rentrer dans le moule ? Plutôt mourir. En plus de cela, j’étais impatiente. Je n’avais pas de temps à perdre : je voulais vivre vite et intensément. J’ai réalisé toutes mes premières fois très tôt : première clope, premier verre, premier amour…

J’aurais aimé travailler dans un cirque. Devenir acrobate, funambule ou cracheuse de feu, c’était le genre de truc qui me faisait vibrer. Évidemment, mes parents n’étaient pas de cet avis. J’ai entamé des études de lettres pour rentrer dans le droit chemin. Pourtant, au fond de moi, je rêvais d’aventures rocambolesques…

À cette époque, j’étais à mille lieues du BDSM. Jamais je n’aurais pu prévoir que ce n’était pas des lions que j’allais dompter plus tard, mais des hommes soumis…

Mes débuts dans le monde du BDSM

J’ai poursuivi mes études à Paris, loin du carcan familial. Comme vous pouvez vous en douter, il ne m’a pas fallu beaucoup de temps pour me remettre à dévier de cette route toute tracée sur laquelle m’avaient dirigée mes parents…

Alors que j’enchaînais les petits amis au même rythme que les petits boulots, j’ai eu le béguin pour un homme qui travaillait avec moi dans un bar de nuit. C’est lui qui m’a parlé pour la première fois de BDSM. À mes yeux, ce terme n’était qu’un acronyme à la signification nébuleuse, qui, je le savais, se rapportait aux pratiques SM, dont le bondage. Cet homme – qui n’a pas tardé à devenir mon compagnon– était un dominateur, mais avait également une sexualité classique en dehors des donjons. Poussée par la curiosité, je lui ai demandé de me faire découvrir le BDSM en tant que soumise

Il m’a initié progressivement à cette discipline à travers des pratiques assez soft. J’ai testé les menottes, les cordes et le bâillon. C’était un dominateur à l’écoute et qui maîtrisait son sujet. Captivée par ces jeux de rôles, je souhaitais en apprendre plus… Je me suis donc rendue à ma première soirée BDSM dans un donjon SM en compagnie de mon maître. Je voulais avant tout de me faire une idée de cet univers et partir à la rencontre de la communauté BDSM.

Je me souviendrai toujours de cette soirée. J’avais sorti les résilles et une robe en latex dégotée dans un sexshop de la ville. Bien que je n’ai pas fait grand-chose à part manger et boire, c’est véritablement cette nuit-là, en regardant le spectacle hors du monde qui se déroulait sous mes yeux, que je suis tombée amoureuse du sadomasochisme. J’ai su que je ferai du BDSM ma nouvelle religion.

Femme en sous-vêtements, menottée sur un lit

De soumise à domina

Je me suis séparée de mon petit ami quelque temps plus tard, mais j’ai continué de fréquenter les soirées BDSM et les clubs libertins parisiens. J’ai croisé la route d’un nouveau maître, avec qui je n’entretenais aucune relation en dehors de nos pratiques. Je me suis perfectionnée pas à pas dans cette discipline érotique dont j’ai fini par maîtriser à la perfection les codes. J’étais une soumise irréprochable.

Un jour, au cours d’une soirée BDSM, j’ai aperçu une dominatrice charismatique rudoyer deux esclaves à quatre pattes. J’avais l’habitude de voir des hommes endosser ce rôle, et non des femmes. Cette fille a donc tout de suite attiré mon attention. Elle était superbe, perchée sur ses hauts talons, parée d’un long manteau en cuir. J’ai eu envie de lui ressembler.

Après cet épisode, j’ai commencé à expérimenter le switch BDSM : cela consiste à alterner entre le rôle d’esclave et de dominatrice. J’ai très vite compris que j’étais faite pour être une domina, plus qu’une soumise. Apprendre l’art de la punition et de l’humiliation a été presque instinctif. La personnalité rebelle et indomptable dont je vous parlais au début y est sûrement pour quelque chose !

Aujourd’hui, je suis une domina à temps plein. Il y a deux ans, j’ai décidé de quitter mon travail au sein d’une librairie et de faire du BDSM mon métier. Mon passé de soumise a été une force : je sais déchiffrer les désirs de soumission de mes esclaves, mais aussi percevoir leurs limites.

Homme en marcel blanc avec un sparadra sur la bouche

La naissance d’Esprit BDSM

Esprit BDSM est un concept qui me trottait dans la tête depuis plusieurs années. J’avais envie d’apporter mon expertise dans le domaine du BDSM et de permettre aux sadomasochistes de faire facilement connaissance.

Ce site a deux objectifs :

  • communiquer sans tabous sur le BDSM afin de transmettre ma passion aux novices et à tous ceux qui seraient tentés de franchir le cap ;
  • créer un espace bienveillant et fédérateur dédié aux échanges et aux rencontres BDSM en ligne.

En espérant que vous trouverez chaussure à votre pied !

À bientôt,

Mathilde.

Cette publication a un commentaire

  1. Ricki

    Bonjour, soumis depuis longtemps… ou toujours peut-être, je suis tombé sur le parcours raconté par une Dominatrice, Vous Mathilde.
    Vous avez réussi à Capter mon attention. D’autant que trentenaire, Vous avancez être callée dans l’art de dominer (prétention qui m’aurait titillé jadis). Il est vrai que l’époque de mes débuts n’est pas celle désormais où l’on peut progresser plus aisément, tant mieux d’ailleurs.

    Mathilde, je vous livre mon itinéraire. J’ai 58 ans, suis marié et parent. Et même si j’en avais l’intuition, ma découverte de la relation Domination-soumission ne s’est pas faite dans un lieu nocturne, mais en ouvrant un magazine anglais : bel hasard il y avait un article sur le BDSM, j’avais autour de 16 ans. Dense, le texte explicitait tout. Plus qu’une révélation ! « Mais oui ça existe ! »
    Mon éducation et mes jeunes années m’ont fait « croire » que ce ne m’était toutefois pas destiné. 2 ans après à la faveur de la maison familiale qui me fut laissée quelques jours, je décidai de m’attacher. Plaisirs puissants et immédiats.

    C’est l’esprit de liberté qui m’a poussé à oser entrée dans ce type de relation – le paradoxe de se sentir libre lorsque l’on doit obéir à une Domina, en suivant des ordres dont on ignore tout 5 minutes avant. Je pense que Vous connaissez cela.

    Après avoir laisser passer bêtement une opportunité, alors marié j’ai démarré ma première séance en 1999. Je me suis soumis à 7 Femmes, professionnelles ou amateures. C’était surtout le masochisme qui me motivait, depuis j’ai expérimenté avec joie de nombreuses pratiques BDSM.
    Dans notre couple j’avais détecté que mon Épouse fini souvent par emporter la décision. En 2018, j’ai évoqué doucement le sujet BDSM avec mon Épouse, ensuite l’ai initiée. Même s’il n’y a pas la même intensité, nous avons réalisé en 3 ans, ma Femme et moi, beaucoup plus de choses qu’en un petite vingtaine d’années avec mes ex Maîtresses. Je garde aussi des souvenirs, du bon au merveilleux avec ces dernières.

    Voilà Mathilde pour le tableau.
    Pourquoi ai-je voulu écrire ce commentaire ? À la recherche d’un livre précis, roman sur les relations D/s écrit récemment, j’ai atterri sur Votre site ; j’avoue n’avoir consulté seulement la partie conseillant les ouvrages BDSM (et la présentation de Vous-même).

    Cependant j’ai tout de suite apprécié cette initiative d’appui et de concourt à la communauté par l’Auteure du site qui de surcroît assume s’affiche. Certes il en existe d’autres, le Vôtre apporte de la fraîcheur. Si je suis inscris à un petit réseau fessée/BDSM avec mon Épouse, je pense un jour venir voir la partie profils.

    Aujourd’hui j’encourage les gens, ceux qui hésites à pénetrer dans ma communauté. Ainsi que les aguerris à faire « acte de présence ». Du moment que ce soit d’authentiques désirs.
    Sans Vous connaître plus que ça, il me semble que cela soit le cas Vous concernant Mathilde ^^

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