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Histoire BDSM : Le dominateur dominé

Les plaisirs charnels d’un rêve fantasque m’ont poussé hors du sommeil. Je bande comme au taureau en rut. Mes mains tâtonnent dans l’obscurité presque complète jusqu’à atteindre la lampe de chevet. Une lueur feutrée illumine la chambre d’hôtel. Besoin de prendre une bouffée d’air frais. 

Une fois l’érection passée, je m’habille en vitesse et quitte les lieux. Le corridor désert est flanqué de portes en bois verni. Je progresse sur la moquette rouge vermillon qui amortit chacun de mes pas. 

Couloir d'hôtel avec moquette rouge

Depuis que nous avons rompu le contrat de soumission, les voyages d’affaires en sa compagnie sont moroses. J’ai retenu trois choses essentielles cette année : il ne faut pas baiser sa boss, encore moins en faire sa soumise de prédilection, et surtout, ne jamais tomber amoureux d’elle. J’ai commis des erreurs de débutant et j’y ai laissé des plumes. Si j’ai pu garder mon poste au sein de l’entreprise, Rebecca a préféré mettre un terme à notre petit arrangement sadomasochiste entre adultes consentants… On peut la comprendre. Un dominateur qui ne contrôle plus ses émotions perd de sa superbe.

Je m’arrête automatiquement devant le numéro 119, dévoré par l’envie de coller mon oreille contre la porte pour écouter le souffle du sommeil de celle qui hante le mien avec son corps. Dort-elle ? À quoi rêve-t-elle ? S’est-elle touchée ? A-t-elle pensé à moi ?

Je ressasse avec nostalgie le bon vieux temps où Rebecca était encore mienne. Ma cheffe au bureau et ma soumise au lit. Un jeu délicieusement dangereux… Tous les soirs, avant de dormir, j’exigeais d’elle qu’elle se masturbe en pensant à moi. Elle devait ensuite m’envoyer une photo de son sexe humide accompagnée d’un message me livrant les moindres détails des histoires érotiques qu’elle s’était imaginées. J’aimais son goût, son odeur, la malice qui se dessinait sur ses lèvres quand elle baissait ses yeux de chienne implorante, la sensation de mes doigts qui s’enfonçaient en elle, les coups de martinet sur sa croupe galbée, son cul offert à toutes mes perversions, ses supplications, ses orgasmes tonitruants qui remplissaient l’espace… Comme il était excitant d’inverser les rôles au bureau ! Je jouais les employés modèles et serviables en attendant impatiemment de prendre ma revanche à la tombée de la nuit, l’heure à laquelle se délient tous les fantasmes…

Femme en sous-vêtements avec une tasse de café à la main

La porte s’ouvre. Cet heureux miracle me tire de mes rêveries. Rebecca tressaute en m’apercevant. Elle me considère de haut en bas, la mine ensommeillée.

— Qu’est-ce que tu fais là ?
— Rien, je… je n’arrivais pas à dormir.

Son regard échoue sur mon bas-ventre, de nouveau gonflé de désir. Ses lèvres charnues esquissent un sourire lubrique.

— Ça tombe bien, moi non plus.

Il est encore temps de faire machine arrière.

Elle m’invite à entrer. Les effluves de son parfum au jasmin flottent dans la pièce. Une fragrance à son image : gourmande et arrogante. Alors qu’elle se penche au-dessus du frigo, sa petite nuisette noire remonte dans son dos, dévoilant la naissance de ses fesses. Elle nous verse deux coupes de champagne avec un naturel déconcertant. Cette tentatrice à la beauté scandaleuse m’ouvre l’appétit.

— Ce n’est pas une heure pour boire…
— Ce n’est pas une heure pour traîner dans les couloirs, rétorque-t-elle du tac au tac.

Son impertinence fait redoubler mon érection. Je voudrais la gifler. Elle n’attend que ça. Je connais son petit jeu pervers par cœur.

Je dois mettre fin à mon supplice, maintenant.

Femme sensuelle aux longs cheveux bruns assise dans un fauteuil

J’accepte le verre qu’elle me tend et trempe mes lèvres dans le breuvage. Le sadique que je suis a quelques tendances masochistes. Il repousse les limites, jusqu’à arriver au bord du précipice en espérant avoir le courage de s’enfuir.

Appuyée contre le rebord de la table, elle m’observe avec un air provocateur. La divine soumise effleure sa cuisse avec sa main et remonte lentement vers son entrejambe. Je détourne le regard.

— Qu’est-ce que tu fais ?
— Tout ce que vous attendez de moi, Maître, susurre-t-elle. Me caresser pendant que vous prenez votre apéritif, c’est la règle.
— Il n’y a pas de règles sans contrat. Tu l’as rompu il y a six mois.

Pas de contrat, pas de rapport. Je suis du genre bon élève en matière de BDSM. J’aime que les choses soient carrées.

— Vous avez compté les mois ? minaude-t-elle. J’ai donc dû vous manquer…

Elle gémit bruyamment. L’excitation se fait plus pressante. Je ne peux résister à la tentation de relever les yeux. J’aperçois ses doigts plongés dans son sexe outrageusement ouvert. Elle ne porte pas de culotte. Quelle garce !

Rebecca pose un pied sur la table et rejette sa tête en arrière en poursuivant ses va-et-vient. La bretelle de sa nuisette glisse sur son épaule. Le joli sein rond qui pointe le bout de son nez semble me narguer.

Quel affront ! Je bondis sur elle et l’empoigne par le menton.

— Ça suffit ! Je te défends de te toucher !

Homme dominant qui tient une femme brune par le menton

Rebecca pousse un rire insolent, fait onduler son bassin, tâte ma peau sous ma chemise à la recherche d’un bouton invisible pour activer la bête. Ma verge est aimantée par son bas-ventre. 

— Je vous prie de m’excuser, Maître… Je ferai tout pour me faire pardonner.
— Tu mériterais une bonne correction !
— Dans ce cas, punissez-moi, Maître.
— Ici, c’est moi qui donne les ordres.

Je m’apprête à partir, mais la voix enchanteresse de Rebecca me rattrape :

— Promis, je ne recommencerai plus.

La soumise diabolique s’est étendue à plat ventre sur la table. Une posture lascive qui offre à ma vue ses fesses rebondies. Gémissante, elle implore. La tentation est vertigineuse.

Je sens la résistance céder sous le poids d’une irrépressible envie de son corps. Tant pis pour le contrat de soumission ! Absorbé par sa cambrure, je retire ma ceinture. Sa désobéissance lui coûtera cher. 

Lorsque le cuir vient flageller sa peau immaculée, son petit cri de douleur fait grimper les fantasmes que je refoule depuis des mois. Un second coup, puis un troisième, suivent dans la foulée. 

Je laisse tomber la ceinture au sol, déboutonne mon pantalon et agrippe l’intérieur de ses cuisses : une excitation torrentielle ruisselle le long de ses jambes. Je parcours le sillon de ses fesses avec mon sexe tendu jusqu’à atteindre l’entrée de son vagin. J’aime quand elle frémit, quand elle se crispe de frustration. 

Je serre son cou qui pulse à vive allure et respire le jasmin qui embaume sa longue chevelure brune.

— Ne t’ai-je pas appris les bonnes manières ?
— Si, Maître.
— Pourquoi m’as-tu désobéi ?
— J’avais envie de vous, Maître.
— Ce n’est pas une raison valable. Tu vas me payer cette ingratitude.
— Oui, Maître.
— Ne t’inquiète pas, ça va mal se passer, mon amour.

Je retire mon t-shirt et le lui fourre dans la bouche. Mes doigts s’aventurent vers son clitoris, puis s’immiscent au creux de son intimité. Tout en la maintenant contre la table, j’embrasse son dos bouillant et presse ses seins dans mes paumes. 

Soudain, la tendresse laisse place à un extrême désir de possession. Je l’attrape par les cheveux et entre doucement – mais fermement – par la porte de derrière. Elle se cambre d’extase, réprime un hurlement et écarte ses fesses. Une invitation silencieuse à l’enculer plus vite et plus fort. Je m’enfonce tellement que je me perds en elle. 

Quand ses exclamations voluptueuses se font trop intenses, je claque son cul en lui ordonnant de se taire. Cette femme intrépide exagère alors sa complainte pour s’attirer les foudres de son maître à travers des coups de reins toujours plus ardents. 

Je la retourne sur le dos, pénètre son sexe trempé et emprisonne ses poignets dans mes mains. Les chairs déchaînées entrent en fusion, les gémissements se répondent. L’amour au creux de ses jambes voraces est un naufrage. Noyé dans la violence de mon plaisir, je ne sais plus si c’est moi qui domine ou si c’est ce qu’elle veut bien me faire croire. 

Elle est saisie de spasmes, son sexe enserre le mien avec vigueur tandis qu’un râle de jouissance franchit ses lèvres. Je ne tarde pas à la rejoindre dans cet orgasme démentiel avant de crouler sur elle, rassasié, abattu par mon propre vice, vidé de tous mes fluides et de toutes mes obscènes pensées. Mon cœur affolé bat à l’unisson contre le sien. Au sourire satisfait qu’elle arbore, je comprends l’immensité de sa perversité.

Elle a gagné. Le faible, c’est moi. Je suis l’esclave des désirs de ma soumise. Le dominateur dominé, l’arroseur arrosé. 

Mains de femme qui agrippent le dos musclé d'un homme

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