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Pourquoi et comment rédiger un contrat BDSM ?

Comment savoir si un soumis éprouve véritablement du plaisir dans la souffrance et l’humiliation ? Y a-t-il des limites aux punitions infligées par le dominateur ? Le BDSM, qui signifie bondage et discipline, domination et soumission, sadisme et masochisme, est une pratique extrême qui nécessite un cadre défini au préalable. Pour cela, le mieux est de rédiger un contrat BDSM. L’objectif ? Communiquer avant pour mieux pratiquer après. 

Pourquoi rédiger un contrat BDSM ?

Pour sécuriser les rapports BDSM

Rédiger un contrat BDSM, ou contrat de soumission, est très important lorsque l’on s’amuse à travers des scénarios sadomasochistes. En effet, le BDSM peut avoir des répercussions physiques (blessures, douleurs) et psychiques (traumatismes) quand il est mal pratiqué.

Le contrat de BDSM oriente les jeux, les punitions et les humiliations qui seront mis en place en posant un cadre et en fixant des limites à ne franchir sous aucun prétexte. En le signant, la personne dominée donne son consentement à son maître ou à sa maîtresse pour effectuer certaines pratiques. La personne dominante, elle, s’engage à respecter les limites et le consentement de son partenaire.

Néanmoins, penser que le consentement se résume uniquement au contrat BDSM et que ce dernier suffit à exercer cette discipline sadomasochiste sans risque est illusoire, mais nous y reviendrons plus tard.

Pour créer une excitation 

Rédiger et signer un contrat de soumission ne sert pas seulement à poser un cadre. Bien souvent, il a aussi un intérêt tout autre… Beaucoup de maîtres et d’esclaves éprouvent de l’excitation en se liant l’un à l’autre avec un accord. Cela leur donne la sensation de posséder ou d’être possédé.e de façon véritable. Le contrat est comme un préliminaire du BDSM. 

Peut-on négocier un contrat de soumission avec son maître ?

Oui, il est même essentiel de négocier ! Il est rare qu’un être humain soit prêt à tout essayer et à tout supporter. Le contrat initial est généralement une proposition à l’initiative du dominateur ou de la dominatrice ; et le contrat final est une version modifiée, en accord avec les désirs de soumission de l’esclave.

Le contrat BDSM peut évoluer avec le temps. Par exemple, si vous êtes un soumis débutant, il est probable que vous commenciez par des pratiques sadomasochistes plutôt légères. Une fois que vous vous serez familiarisé avec le milieu BDSM et que votre maître aura gagné votre confiance, vous aurez peut-être envie d’aller plus loin…

Contrat BDSM

Quel est le contenu d’un contrat BDSM ? 

Les pratiques BDSM autorisées ou non

Comme nous l’avons évoqué plus tôt, le contrat de soumission mentionne les pratiques BDSM qui pourront avoir lieu et celles qui seront à bannir en raison des réticences du soumis.

Par exemple :

  • les rapports sexuels (vaginaux, anaux, oraux) ;
  • l’utilisation de certains accessoires BDSM (sextoys, cordes, fouet…) ;
  • le bondage ;
  • la flagellation ;
  • les jeux de rôles, etc.

Les règles de conduite imposées par le maître ou la domina

La personne dominante indiquera les règles de conduite que devra suivre le soumis pendant leurs échanges. 

Exemple de règles BDSM : 

  • vouvoyer son maître ;
  • ne pas parler sans l’autorisation de son maître ;
  • ne pas lever les yeux au ciel ;
  • attendre l’arrivée de son maître dans un coin ;
  • porter la lingerie BDSM offerte par son maître ;
  • retirer les chaussures de son maître à son arrivée.

Si le soumis ne respecte pas les règles de conduite, il s’expose à un châtiment. C’est aussi cela l’intérêt de ce bout de papier : transgresser les règles afin de recevoir une punition

Homme en costume cravate avec une cravache

Les obligations du soumis et du maître

Le contrat BDSM ne comporte pas qu’une série de pratiques sadomasochistes, il stipule également les obligations de l’esclave envers son maître et du maître envers son esclave.

Les obligations du soumis :

  • se montrer respectueux et courtois envers son maître ;
  • obéir à son maître, le servir et satisfaire ses besoins ;
  • porter de l’affection et donner du plaisir à son maître ;
  • faire preuve de fidélité et de loyauté envers son maître.

Les obligations du maître :

  • assurer la sécurité physique et émotionnelle du soumis ;
  • respecter le consentement du soumis ;
  • ne pas dépasser les limites imposées par le soumis ;
  • ne pas abuser de ses privilèges.

La durée du contrat et le jour des séances de BDSM

Chaque contrat BDSM est unique. Certains partenaires SM décident de s’engager h24 en vivant sous le même toit, à la manière d’un couple, d’autres se rencontrent de façon occasionnelle (le week-end, une fois par mois, etc). Le contrat peut être à durée déterminée ou indéterminée. Il est nécessaire de préciser tout cela clairement. Toutefois, il est possible d’ajouter des clauses de rallongement ou d’interruption.

Le safeword

Le contrat mentionne quel sera le safeword. Il s’agit d’un mot de passe que prononce le soumis lorsqu’il souhaite mettre fin à une pratique BDSM. Les raisons à cela peuvent être diverses :

  • il estime que le maître ne respecte plus ses limites ;
  • il sent qu’il arrive au seuil maximal de douleur supportable ;
  • il ne se sent pas à l’aise.

Bien que l’esclave ait signé un contrat de soumission, il lui reste toujours une porte de sortie lui permettant de retrouver sa liberté, et ce, peu importe la raison.

Femme menottée dans un lit

Comment rédiger un contrat BDSM ?

Le moment de la rédaction du contrat est le seul moment où le pouvoir est entre les mains des soumis et des soumises.

Soit le contrat est déjà rédigé par les dominateurs et les soumis négocient les clauses, soit les dominateurs créent le contrat avec eux. Pour cela, ils leur soumettent un questionnaire en proposant diverses pratiques BDSM auxquelles les soumis doivent répondre en toute franchise. S’ils ne connaissent pas certaines pratiques, ils peuvent choisir de les essayer ou non. 

Les limites du contrat

Le contrat de soumission n’a absolument aucune valeur juridique. Son rôle est avant tout de faire en sorte que les séances de BDSM respectent les envies et les tabous de chacun. Le maître et le soumis ont donc le droit de le dissoudre, et même renégocier ses clauses plus tard. Ce n’est pas parce qu’un soumis a donné son accord à son partenaire qu’il ne peut pas se rétracter ou changer d’avis. Le consentement n’est pas immuable.

Enfin, un bon dominateur fait preuve de lucidité et privilégie toujours la sécurité au plaisir. Si un soumis lui demande des jeux dangereux, il doit savoir refuser.

 

Le contrat BDSM est un contrat sur mesure qui permet d’indiquer au maître les envies de son soumis afin d’éviter de lui imposer des actes auquel il ne consent pas. En revanche, vous pouvez tout à fait vous en passer si vous réalisez des jeux BDSM soft. Néanmoins, recevoir l’accord d’un soumis ne donne pas tous les droits au dominateur : un contrat peut être rompu ou renégocié à tout moment.

 

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