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Le switch BDSM : une pratique paradoxale ?

Le switch BDSM est une personne à la fois dominante et soumise, selon les partenaires et les envies du moment. Bien que certains sadomasochistes puristes voient d’un mauvais œil l’interversion des rôles, cette pratique comporte de nombreux avantages… 

Quand le fantasme de domination se mêle au fantasme de soumission…

En général, dans une relation BDSM – bondage, domination, discipline, soumission et sado-masochisme –, il y a 2 protagonistes principaux (parfois plus si vous êtes amateur de partouzes) :

  • le dominateur ou la dominatrice, qui dirige le rapport d’une main de fer ;
  • l’esclave, qui obéit aux désirs de son maître.

Le premier donne des ordres et inflige des châtiments corporels et / ou psychologiques au second. Tous les deux éprouvent de l’excitation sexuelle : l’un à travers la domination ; et l’autre à travers la soumission.

Switch signifie inverser en anglais. Dans le milieu du BDSM, ce mot désigne une personne qui aime à la fois dominer son partenaire et se faire soumettre par lui.

Le switch BDSM : 4 bonnes raisons de s’y adonner

Expérimenter de nouvelles pratiques BDSM 

La routine ne concerne pas que les couples adeptes du sexe vanille ! Loin de là ! Il arrive qu’elle s’invite aussi dans les pratiques BDSM des sadomasochistes. S’adonner au switch BDSM permet d’explorer de nouvelles facettes de sa sexualité et d’approfondir ses désirs. En inversant le rôle du dominant et du dominé, vous en apprendrez plus sur vous-même, sur vos fantasmes, sur vos limites et sur votre plaisir ! 

Se familiariser avec le BDSM en adoptant différents rôles 

Vous êtes attiré par le BDSM, mais vous ne savez pas encore si c’est le personnage du maître ou de l’esclave qui vous correspond ? Le switch vous immergera en douceur dans l’univers du sadomasochisme. Vous pourrez essayer le rôle de dominant et celui du dominé avant de faire un choix. Avec le temps, à force de rencontres, vos préférences pencheront peut-être pour la domination ou pour la soumission. Par ailleurs, il est possible que, comme moi, vous soyez irrésistiblement attiré par l’un des deux rôles et que vous ayez une révélation un jour en essayant l’autre rôle par curiosité.

Se mettre dans la peau de son partenaire pour mieux le comprendre

Le switch vous apportera une vision plus globale et plus complète du BDSM ! Prendre la place de votre partenaire vous aidera à mieux comprendre les difficultés auxquelles il est confronté (se faire respecter, rester dans une position sans bouger, mélanger plaisir et violence en respectant les limites de l’autre, etc.) au cours d’une séance de sadomasochisme. 

Switcher, c’est l’occasion de jouer !

Il y a quelque chose d’incroyablement grisant dans le switch BDSM… Rien n’est figé et un goût d’imprévisible flotte dans l’air ! À moins que vous décidiez d’inverser le rôle du dominant et du dominé à chaque séance, vous devrez parvenir à instaurer le switch pendant vos rapports sadomasochistes de la façon la plus naturelle possible. Vous pourrez par exemple inventer un jeu : le soumis devra atteindre un objectif (satisfaire sexuellement son maître, résoudre une énigme, se montrer obéissant, etc.) pour gagner son titre de dominateur. La complicité et l’amusement au lit seront renforcés !

2 types de switch BDSM

On trouve 2 types de switch BDSM :

  • des switchs purs et durs qui passent de la position dominante à la position soumise sans aucune difficulté et apprécient autant les deux rôles ;
  • des switchs qui acceptent de changer de rôle occasionnellement, mais qui gardent un rôle principal pour lequel ils ont une plus grande préférence.

Une pratique temporaire, occasionnelle ou régulière ?

Comme moi, certaines personnes soumises ou dominantes ont un jour le désir de changer de position. Le switch BDSM fait office de période de transition entre les deux rôles. Cela permet d’évaluer son affinité avec la domination ou la soumission et d’apprendre à devenir un esclave ou un maître sans être totalement dépaysé du jour au lendemain ! D’autres personnes aiment pratiquer le switch BDSM de façon occasionnelle ou régulière, même si, comme nous venons de le dire, elles ont parfois une préférence.

À quoi reconnaît-on un bon switch BDSM ?

L’abandon et le lâcher-prise sont deux qualités indispensables. Un bon switch est à l’écoute de son partenaire et fait preuve d’une grande adaptabilité lors des rencontres. Après avoir rudement flagellé son soumis, le switch est capable de laisser derrière lui son titre de maître et de passer le fouet à l’esclave qu’il vient de punir. Être switch, c’est oublier qui l’on est et d’où l’on vient pour mieux se découvrir.

main de femme tenant un fouet noir

Comment devenir switch BDSM ?

Si vous appartenez déjà à une communauté BDSM 

Commencez par en parler à votre maître ou à votre soumis afin de savoir si cette expérience BDSM le tente. Si ce n’est pas le cas, il sera peut-être de temps de rompre le contrat de soumission pour trouver un nouveau partenaire. Ensuite, procédez étape par étape, surtout si la soumission est une pratique nouvelle pour vous. Tester des pratiques hard trop rapidement risquerait de vous rebuter.

Si vous êtes novice en matière de BDSM

Si vous n’avez jamais eu l’occasion d’essayer le bondage ou le sadomasochisme, je vous conseille de vous inscrire sur un site de rencontre BDSM tel que bdsm.com. Vous pourrez entrer en contact avec d’autres switchs, des maîtres et de soumis ! N’hésitez pas à demander des conseils et des informations aux membres de cette communauté sadomasochiste.

 

Le switch BDSM est une pratique enrichissante qui élargit les fantasmes et le champ des possibilités ! Néanmoins, il me semble important de rappeler qu’il ne faut jamais se forcer à devenir switch BDSM afin de faire plaisir à son partenaire. Tout le monde ne possède pas les ressources requises pour passer de la domination à la soumission et vice-versa.



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